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Avec l’onduleur hybride, l’autoconsommation facile en tiny house

L’onduleur hybride, la clé de voûte de l’autonomie électrique de la tiny house

 

Une tiny house autonome subvient à vos besoins en électricité, que votre mini-maison soit connectée au réseau ERDF ou à une production d’énergie renouvelable.

Au niveau de votre consommation électrique, l’autonomie se traduit par une absence de connexion au réseau EDF et par une production locale irrégulière d’électricité.

Malgré ces contraintes fortes, il vous faut une fourniture d’électricité à la demande. Votre mini-maison doit donc disposer d’un “dispositif électronique de puissance” adapté à votre mode de vie : un onduleur hybride. Nous n’entrons pas ici trop dans les détails, c’est plutôt une présentation générale pour bien prévoir votre vie future en tiny house autonome.

Un onduleur, comment ça marche ?

L’onduleur est un “dispositif de puissance” qui alimente votre système en courant alternatif même en cas de panne du réseau ou en l’absence de production. On le place entre la source et vos équipements électriques. On l’emploie très souvent en informatique pour faire face aux coupures de courant ou aux micro-coupures dommageables au bon fonctionnement des ordinateurs et serveurs. C’est  un dispositif dit d’alimentation sans interruption (A.S.I). (En réalité, l’onduleur est le nom d’un des composants du dispositif et on emploie le terme d’onduleur par extension).

La fonction de base de l’onduleur : stockage et fourniture d’électricité

On connecte l’onduleur à une source d’alimentation (réseau ERDF, énergies renouvelables) et il stocke l’électricité dans une batterie d’accumulateurs. C’est le nombre et la puissance de ces batteries qui va déterminer la tension voulue en sortie, en fonction de vos besoins. Dans une tiny house, il faut prévoir de la place pour entreposer ces batteries d’accumulateurs.

 

Vivre en nomade et profiter de ce que le soleil donne, c’est un idéal… mais l’électricité solaire a deux défauts majeurs :

1 – La production photovoltaïque est irrégulière

Les panneaux solaires fournissent de l’électricité quand on n’en a pas toujours besoin, mais en plus, les panneaux photovoltaïques délivrent un pic de production, généralement autour de midi et la production est nulle pendant la nuit. Pour l’autoconsommateur, il y a désynchronisation entre la production et la consommation.

2 – Les panneaux photovoltaïques produisent un courant continu

Et dans une tiny house comme dans toutes les maisons, on consomme du courant alternatif. L’onduleur photovoltaïque convertit donc le courant continu en alternatif et le rend ainsi disponible pour vos appareils. L’onduleur hybride est un convertisseur d’électricité.

La solution : l’onduleur hybride, adapté au nomadisme et à la tiny house

L’onduleur hybride, cet onduleur intelligent, s’adapte à l’autoconsommation car il va corréler (synchroniser) la production et la consommation.

En fonction des différents paramètres de votre vie en tiny house, vous êtes connectés au réseau EDF ou pas, ou encore vous produisez de l’électricité en continu avec vos panneaux solaires, ou votre éolienne, voire du courant alternatif avec un groupe électrogène : vous variez vos sources et votre consommation est irrégulière.

C’est donc l’onduleur hybride qui va piloter votre installation : stocker l’électricité ou pas, en fonction de votre présence et de votre consommation. 

Dans votre mini maison en bois, vous allez donc choisir de vous connecter au réseau électrique, ou pas :

“Off grid” – hors réseaux – votre onduleur est couplé à des batteries d’accumulateurs.

“On grid” – relié au réseau – vous êtes connecté directement au compteur EDF.

 

Construire une tiny house, c’est construire sur mesure

Un habitat nomade à la mesure de ses habitants, c’est un rêve d’urbaniste, et pourtant c’est possible ! Mais comment intégrer en 3 dimensions les rêves, les aspirations, la réalité concrète, bref… la vie des futurs habitants de nos tiny houses ? On fait le tour de la mini-maison sur mesure avec  Jean-Daniel Blanchet, le gérant de l’Atelier Bois d’ici.

Qu’est-ce que ça veut dire, une mini maison sur-mesure ?

Ça veut d’abord dire que nous construisons les tiny houses pour nos clients. Nous sommes donc à l’écoute du projet du client pour adapter la forme, l’habitabilité, le volume à son utilisation future, concrète et réaliste. Plus que cela : nous réalisons les tiny houses avec nos clients.

Le cahier des charges de nos clients : leurs choix de vie en tiny

Pour une tiny house, le cahier des charges, c’est comment vous concevez votre vie quotidienne. C’est le client qui définit tout cela :  d’abord la fréquence des déplacements et le type de terrain d’accueil, et ensuite le volume, la taille du lit, les habitudes culinaires, etc. parce que faire la cuisine 2 fois par jour demande des plans de travail bien pensés et toute une organisation dédiée aux repas : “Est-ce qu’on se retrouve à table tous ensemble pour manger? Est-ce qu’on va recevoir du monde souvent ? …” Voilà, c’est un peu tout ça le cahier des charges.

La disposition des aménagements intérieurs va permettre par exemple de créer un petit cocon sous la mezzanine ou bien d’avoir un volume important au dessus de l’espace de vie. Ce sont des choix de vie et les principes esthétiques vont contribuer à définir la position et les aménagements les uns avec les autres.

Une mini-maison sur mesure, c’est au centimètre près ?

Pour un de nos modèles, un des “penty-coat” construits pour nos clients, c’est la taille du couchage qui a dicté les mesures de la mezzanine, car les clients possédaient déjà un lit de 130 par 200 cm. Nous avons donc adapté la mezzanine au couchage. Au centimètre près en effet.

Une fois que nous avons défini le cahier des charges, nous évoquons avec le client les contraintes de base, c’est à dire la largeur, la longueur et la hauteur de la tiny house en fonction des utilisations pressenties. Nous gardons à l’esprit que c’est une mini maison mobile, qu’elle va certainement circuler et qu’elle ne peut pas faire 20 mètres de long !

Ensuite, nous réalisons des esquisses au crayon et puis nous dessinons sur logiciel les plans extérieurs et intérieurs. C’est sur cette base que nous échangeons avec les clients. C’est vrai que nous n’avons pas tous la même capacité à nous projeter dans un espace qui n’est encore qu’imaginaire, et c’est la fonction première des plans en 3D : visualiser et se projeter. Mais souvent nos clients sont venus visiter une mini-maison sur place ou bien par l’intermédiaire de nos visites virtuelles 3 D (Voir ici par exemple la visite virtuelle de deux tiny houses autonomes en 3D/360°).

Ensuite, le plan en 3D nous permet de nous lancer dans la construction au centimètre près. Nous entrons dans les détails de la construction, ce qui n’empêche pas de re valider certains choix au fur et à mesure de l’avancée des travaux.

Est-ce qu’une tiny house offre toujours les mêmes fonctions de base ?

On pourrait le penser a priori, mais c‘est vraiment une question de choix parce que les utilisations sont parfois complètement différentes: par exemple, nous avons eu pour clients un couple d’une cinquantaine d’années avec enfants qui étaient propriétaires d’une petite maison traditionnelle, fixe. Ils nous ont commandé leur tiny house simplement car ils n’avaient pas assez de place. Et puis ils souhaitaient avoir une petite maison à coté pour y recevoir des amis. Dès lors, le cahier des charges était simple : un très bon confort thermique, du couchage, un poêle à bois et une cuisine accessoire. Pas de douche ni de wc sec car la Tiny house était située dans le jardin de la maison.

Sur ces deux tiny houses, les toitures sont complètement différentes…

En fait, toutes nos tiny houses sont différentes. Un des Penty Cosy, par exemple, était destiné à un endroit précis : il fallait que la lumière du matin pénètre aussi par la fenêtre du toit, qui donne sur la mezzanine. D’où parfois l’importance du repérage du terrain… (voyez quand même le degré de précision ;-)). Pour le Penty Coat, la forme du toit est plus classique et elle ressemble plus aux constructions traditionnelles qu’on peut avoir ici, ce qui permet une intégration paysagère plus facile.

La tiny house, forcément en bois

Le confort de nos tiny houses provient de la chaleur du bois

Le bois est une matière naturelle qui renforce l’impression de confort.

On se rend compte, en habitant une mini-maison, que le bois, on l’apprécie d’abord avec nos sens : avec la vue, au toucher, à la sensation de chaleur sur la peau, et puis le bois, ça sent bon !

Cette sensation de bien-être est due aux qualités hygrométriques du bois, au choix des essences mises en œuvre, et aux nombreuses ouvertures qui prolongent le regard.

On fait le tour du confort des mini-maisons avec le créateur de l’Atelier Bois d’Ici, Jean-Daniel Blanchet : interview.

À l’Atelier Bois d’ici, le confort thermique des mini-maisons en bois découle de notre système constructif.

Jean-Daniel Blanchet : «Je suis constructeur de tiny houses et de maisons ossatures bois et l’isolation est au coeur de mon métier.  Et avec l’isolation végétale, on a un confort thermique super agréable. Et avec le contact du bois partout autour, on n’a pas d’impression d’humidité parce qu’elle est régulée. »

« Par exemple, dans un vrai penty breton, vous avez une sensation près d’un mur en pierre, l’hiver. Vous ressentez le froid. Vous sentez bien que près d’une planche de bois ou près d’un schiste, l’impression n’est pas la même, le rayonnement est tout à fait différent.

C’est aussi parce que le bois est un très bon régulateur hygrométrique. Dehors on aura peut être 90% d’humidité, dedans on aura 50 ou 55%, ce qui procure un excellent confort. »

Chauffage au bois adapté au volume d’une tiny house

« Et en plus, avec la chaleur du poêle à bois, en 10 minutes la petite flambée va faire monter la température à 22 degrés. On peut vivre en T shirt et caleçon toute l’année. C’est peut-être dû aux volumes mis en oeuvre, mais ici on ressent plus de confort à la même température que dans ma propre maison en bois. »

Pour la construction, on choisit chaque bois pour ses qualités propres

« Dans nos tiny houses, vous avez une dizaine d’essences de bois autour de vous. C’est comme dans un chalet de montagne, le bois est omniprésent. Le bois est partout : intérieur, extérieur, ossature, charpente… On exploite chaque essence pour ses qualités propresDehors, le bardage est en bois scié brut. S’il n’est pas raboté, c’est pour mieux préserver les fibres du bois et augmenter sa longévité. »

Note : nous utilisons exclusivement du bois non traité, naturellement en classe 4 ou 5. Voir ici la page consacrée aux tiny houses écologiques.

En tout, une quinzaine d’essences de bois pour une tiny house

« Et dedans, avec un peu d’entrainement, on finit par reconnaître les différentes essences de bois rien qu’à leurs teintes naturelles. Par exemple, dans ce Penty Coat, le limon* de l’escalier est en cyprès de Lawson, tellement clair qu’il en est presque blanc, alors que les marches sont rosées, elles sont en thuya. Et le peuplier, on l’a choisi pour habiller les murs intérieurs parce que cette essence a deux qualités principales à nos yeux : d’abord, elle éclaircit l’intérieur de la Tiny et la rend plus lumineuse, et en plus c’est un bois léger et solideVoilà, on joue sur l’esthétique et la chaleur des bois, les différentes essences vont créer des contrastes. Avec toutes ces couleurs et les ouvertures vers l’extérieur, on ne se sent pas dans un boîte ! »

Vision panoramique du dehors

« Notre choix, c’est de proposer des tiny houses avec vue. Parce que l’espace dans une mini-maison est par nature plus réduit, même si la pièce est confortable en volume. Et puis, la lumière est partout ! »